A niort : Assemblée générale à 10h (centre Du Guesclin), Rassemblement à 12h30 (Devant la DSDEN)

À la rentrée 2021, l'école accueille 400 000 élèves en situation de handicap. Blanquer se félicite de ces chiffres, néanmoins sur le terrain, la réalité est tout autre !

Les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap sont inacceptables :

  • les élèves perdent des heures d'accompagnement,
  • les AESH sont maltraité·es,
  • les autres personnels ne bénéficient pas de l'aide nécessaire pour garantir la réussite des élèves en situation de handicap.
  • Une baisse du nombre d'heures d'accompagnement par élèves !

Il n'y a pas assez de personnels AESH pour accompagner tous les élèves qui en ont besoin. Avec la mutualisation des moyens et l'instauration des Pial (Pôle inclusif d'accompagnement localisé), le nombre d'heures d'accompagnement ne dépend plus des besoins des élèves, mais des moyens disponibles. Lorsqu'un·e élève reçoit une notification de la MDPH stipulant la nécessité d'un accompagnement, les autres élèves du Pial perdent des heures pour que l'élève nouvellement notifié soit accompagné. Dans certaines écoles et certains EPLE, il manque des centaines d'heures. Voilà à quoi mène la logique comptable !

Pièce(s) jointe(s):
Accèder à cette adresse url (https://www.sudeducation.org/wp-content/uploads/2021/10/Tract-19-octobre-1.pdf)Tract 19 octobre AESH[ ]0.3 kB

Lire la suite : Pas d’école inclusive, sans les AESH ! Tou·tes en grève le 19 octobre !

Le 06 octobre, une manifestation d'enseignant.e.s à Athènes a été violemment réprimée par la police. Cette manif s'inscrivait dans un mouvement qui dure depuis depuis fin septembre contre l'introduction d'une évaluation des personnels obligatoire pour estimer leur degré de "réussite" et leurs "performances". En cas d'échec, les sanctions seraient notamment d'assister à des stages. Pour les enseignant.e.s ce dispositif a en vérité vocation à mettre davantage les écoles en concurrence sur le marché de l'éducation, voire à attirer des "sponsors" privés. C'est aussi une réminiscence d'une loi qui existait durant la dictature des colonels pour contrôler l'obéissance des personnels et qui avait été supprimée en 1982. Voilà un dispositif que Blanquer n'aurait pas renié. En Grèce comme en France, le néolibéralisme agressif veut détruire l'idée même d'un système public d'éducation et introduire en son sein les pires pratiques managériales du secteur privé. La répression n'est pas que physique : un tribunal a déclaré la grève posée par 4 syndicats d’enseignant.e.s  était illégale.

Lire la suite : Soutien aux enseignant.e.s en Grèce en lutte contre les mesures néolibérales

Une enseignante d’un lycée de Combs-la-ville (77) a été violemment agressée en fin de semaine dernière. La vidéo de cette agression a été diffusée par les réseaux sociaux. SUD éducation apporte tout son soutien à cette collègue, et demande à l’institution de prendre ses responsabilités pour qu’elle soit protégée.

De tels agissements sont rendus possibles en raison de la logique comptable à l’œuvre dans l’Éducation nationale. Les effectifs par classe augmentent en effet de manière continue dans les établissements du second degré depuis de nombreuses années, tandis que les moyens alloués à la Vie scolaire baissent, en particulier dans les établissements où le besoin se fait le plus cruellement sentir. De même, de nombreuses heures postes sont progressivement converties en heures supplémentaires, ce qui conduit à accroître la charge de travail des personnels, et in fine à réduire encore le nombre d’adultes présent⋅es dans l’établissement. De ce fait, de nombreuses classes et de nombreux établissements deviennent de véritables cocotte-minutes.

Lire la suite : Agression d’une collègue à Combs-la-ville : “pas de vague” et manque de moyens

Dans un courrier adressé aux recteur·ices le 6 octobre, le ministère demande qu’un hommage soit organisé dans les écoles et établissements le vendredi 15 octobre, un an après l’attentat atroce dont a été victime notre collègue Samuel Paty.

Comme l’année dernière, le ministère bâcle de manière inacceptable un hommage qui demande une mobilisation pleine et entière de la profession et de la communauté éducative. Les délais impartis sont beaucoup trop courts pour permettre une mise en œuvre sensée et cohérente de l’hommage. Dans de nombreux endroits, celui-ci n’aura lieu que de manière superficielle, faute de temps de préparation suffisant.

De nouveau, aucun créneau n’est dégagé pour permettre aux personnels d’échanger entre eux pour décider de la façon de mener l’hommage. Les initiatives les plus inadaptées pourront très bien être décidées localement par la hiérarchie, au mépris de toute initiative des collègues.

Lire la suite : Assassinat de Samuel Paty : de nouveau, un hommage bâclé

Plutôt que de prendre la mesure des difficultés que traversent les jeunes , Blanquer veut imposer un Service National Universel qui est une opération de soumission de la jeunesse et   une remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses.

Malgré la propagande pour le recrutement dans tous les médias et un budget considérable de 61 millions , le “séjour de cohésion” pour l’année 2021 a réuni 15 000 jeunes loin des 30 000 prévu.es par Blanquer.

Selon un rapport de 2017 du sénat,  le SNU obligatoire en 2026 aurait un budget de 6 milliards par an ce qui correspond à 10% de celui de l’éducation nationale . 

Lire la suite : Non Blanquer, les jeunes ne veulent pas du SNU !

En 4 ans, Blanquer a considérablement dégradé le service public d’éducation. Il a montré cette rentrée encore son incapacité à faire face à la crise sanitaire. Entre les évaluations nationales dès le plus jeune âge et l’instauration d’une part de contrôle continu pour l’obtention du baccalauréat, il a imposé une évaluation permanente des élèves au détriment de la relation pédagogique qui doit unir les enseignant-e-s aux élèves. À la toute fin de l’année scolaire, Blanquer a achevé la destruction du bac national et cassé l’indispensable collégialité des écoles. Il s’apprête à démanteler l’éducation prioritaire et la formation initiale. Chaque année, les suppressions de postes amplifient la mise sous pression des personnels. Stop ! Enseigner devient une lutte ! SUD éducation réaffirme la nécessité de mettre en place un plan d’urgence pour l’éducation qui remette l’intérêt des élèves et des personnels au cœur de la politique éducative et salariale du ministère.

L’école de Blanquer broie les élèves et les personnels : à l’inverse, SUD éducation défend sans relâche le projet d’une école plus égalitaire.

 

Comment changer l’école? 

  • Réduire la taille des classes pour enseigner autrement et favoriser la réussite des élèves.
  • Titulariser, recruter davantage, former mieux, rémunérer plus.
  • Gagner les moyens pour une école ouverte à tou-te-s les élèves : les élèves à besoins particuliers doivent bénéficier de l’accompagnement nécessaire à leur réussite.
  • Créer un vrai secteur médico-social de l’Éducation nationale.

 

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 23 septembre.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir en Assemblée générale pour formuler leurs revendications et à décider des moyens d’action pour ancrer cette grève dans la durée.  

Bâtissons l’école pour la société de demain, plus juste et plus égalitaire ! 

 

Les mobilisations des AESH, ainsi que les interventions des organisations syndicales, ont contraint le ministère à ouvrir les discussions sur les salaires des AESH et à concéder une avancée en instaurant une grille de rémunération à avancement automatique. C’est un élément qui doit permettre de supprimer les inégalités de traitement selon les académies. Mais elle ne répond pas aux revendications immédiates d’une réelle revalorisation salariale, de création d’un corps de fonctionnaires et d’amélioration des conditions de travail, notamment avec l’abandon des PIAL, le recours généralisé aux notifications mutualisées. Ces revendications restent pleinement d’actualité.

Lire la suite : AESH : toutes les raisons de poursuivre et amplifier la mobilisation

Nos organisations ont pris connaissance de la campagne d’affichage ministérielle sur la laïcité. Ces affiches entretiennent une série de confusions et suscitent une inquiétude et un rejet important dans la profession, sur une thématique qui demande de la clarté et de la sérénité.

 

Lire la suite : Laïcité et communication ministérielle : une inquiétante confusion – Communiqué SUD-CGT-FO

À l’opposé de la communication du ministre, le baccalauréat est l’objet de la désorganisation la plus totale et d’inégalités de traitement criantes. C’est le résultat de l’application des lois Blanquer sur les lycées et les examens « quoi qu’il en coûte pour les personnels et les élèves ».

Pour les bacs généraux et technologiques, en philosophie, c’est la meilleure note entre le contrôle continu et celle de l’épreuve écrite qui sera retenue, alors que pour les bacs professionnels, toutes les épreuves terminales sont maintenues sans aménagement.

Lire la suite : Bac Blanquer : chaos et inégalités à tous les étages

La direction de l’évaluation de la prospective et de la performance a rendu deux notes portant sur les choix des spécialités des élèves en série générale. Les conclusions sont sans appel : le choix des spécialités ne diminue pas les inégalités dans la filière générale, voire les renforce. Si les élèves choisissent majoritairement en Terminale la doublette « physique-chimie et mathématiques », la note précise qu’on observe dans cette doublette une « surreprésentation d’élèves d’origine sociale très favorisée ». La place des mathématiques est hautement représentative de ces inégalités : cette matière est conservée en enseignement de spécialité ou choisie en enseignement optionnel (« mathématiques expertes ») surtout par des élèves « d’origine sociale très favorisée ».

Lire la suite : Choix des spécialités : toujours plus d’élitisme

Le 19 octobre 2020, Patrick Cohen s’en prenait violemment dans une chronique de l’émission C à vous à SUD éducation. Au lendemain d’un rassemblement Place de la République à Paris auquel participait SUD éducation en hommage à Samuel Paty, Patrick Cohen est allé dans sa chronique jusqu’à prétendre que SUD éducation faisait partie des organisations ou personnes qui “excusent les bourreaux”. Il s’appuyait sur une altération des propos tenus par un cosecrétaire fédéral de SUD éducation au micro de France inter.

Lire la suite : Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation désavoue Patrick Cohen

Vendredi 28 mai, le porte-parole du gouvernement a annoncé dans les médias que « les cours reprendront à 100 % au collège dès lundi » dans la quinzaine de départements concernée par les demi-jauges. Les personnels ont été placés devant le fait accompli de ce retour aux classes entières des classes de 4e et 3e qui entraîne une réorganisation complète des dispositifs pédagogiques mis en œuvre.

Lire la suite : Fin des demi-jauges : le ministre réserve une fois de plus ses annonces aux médias

Le ministre Blanquer a annoncé mercredi 26 mai les conclusions du Grenelle de l’Éducation. SUD éducation a dénoncé dès le départ une mascarade, qui visait avant tout à l’auto-promotion du ministre et au renforcement d’une vision managériale de l’école, loin des revendications légitimes des personnels. Par ailleurs, le Grenelle de l’Éducation a montré toute l’étendue du mépris que porte le ministre aux organisations syndicales et aux personnels, en privilégiant des personnalités aux valeurs bien éloignées de celles du service public.

Lire la suite : Conclusions du Grenelle : une revalorisation insuffisante, des inquiétudes sur les contreparties

Alors que la crise sanitaire a déjà lourdement dégradé les conditions de travail des personnels et en particulier celles des AED, un sentiment d’abandon se développe chez ces personnels qui, nous le rappelons, subissent des contrats précaires, sans formation adaptée et pour un salaire dérisoire bien que leurs missions correspondent à des besoins permanents et soient indispensables au bon fonctionnement des établissements. Compter une fois encore sur leur investissement pour combler les défaillances de l’administration est une marque de cynisme du ministère de l’Éducation nationale.

Lire la suite : STOP à l’exploitation abusive des AED


Avec « Devoirs faits », lancé en 2017, des enseignant-e-s et des assistant-e-s pédagogiques ou d’éducation aident les collégien-ne-s à faire leurs devoirs. Ce dispositif n’est pas nouveau puisqu’il remplace l’aide aux devoirs anciennement rémunérée grâce à l’enveloppe d’accompagnement éducatif. En septembre, le ministère de l’Éducation nationale avait déjà instrumentalisé le dispositif “Devoirs faits”. Après 6 mois sans école et en pleine crise sanitaire, le ministre n’a pas réduit les effectifs dans les classes ou généralisé les demi-groupes, il a augmenté l’enveloppe “Devoirs faits” de septembre à décembre. Ces heures imposées hors temps scolaire et sur la base du volontariat ne résorbent pas les difficultés des élèves mais accentuent les inégalités entre les élèves. La secrétaire d’État à l’éducation prioritaire, Nathalie Elimas, annonce le recrutement de 25 000 étudiant-e-s à partir du 10 mai 2021 pour assurer le dispositif en présence ou en visio pour les mois de mai et de juin 2021.

Lire la suite : L’arnaque « Devoirs faits » : une nouvelle attaque contre les moyens de l’éducation et les...

L’intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appelle à une nouvelle journée de grève le 3 juin pour obtenir satisfaction aux revendications légitimes des AESH pour l’amélioration des salaires et la création d’un véritable statut, contre les PIAL et la précarité.

La journée nationale d’action du 8 avril, où les AESH, ont été très nombreuses et nombreux à s’être mobilisé‑es, a permis d’alerter sur la situation subie par ces personnels, méprisés par l’Éducation nationale. Les médias ont largement fait écho à ces actions. Seul le ministre refuse de voir ce qui a été massivement porté par les AESH, avec les personnels à leurs côtés, et remonté lors des audiences auprès des DASEN, des recteurs ou des préfets. Aucune annonce n’a été faite sur la reprise des discussions, aucun calendrier de concertation n’a été donné dans les instances nationales pouvant laisser croire à la disponibilité du ministère à tenir ses engagements sur l’amélioration des conditions d’emploi et sur une revalorisation salariale des AESH.

Le mépris a assez duré !

Lire la suite : AESH : plus que jamais déterminé-es, en grève le jeudi 3 juin ! – Communiqué...

À la fin de la manifestation organisée à Paris à l’occasion du 1er mai, à l’appel des syndicats, le cortège de la CGT a été violemment agressé par un groupe d’individus. 21 blessés, dont 4 dans un état grave, sont à déplorer. L’agression a été menée avec une extrême violence : jets de projectiles sur les manifestant-e-s, coups, dégradations sur les camions. Des insultes homophobes, sexistes et racistes ont été proférées. Dans d’autres villes également, les cortèges syndicaux ont été violemment pris à partie.

Lire la suite : Soutien aux camarades de la CGT agressé-e‑s pendant la manifestation du 1er mai à Paris

Le bilan de la première semaine depuis la reprise n’est pas satisfaisant. De nombreux-ses élèves dont les enseignant-e-s n’étaient pas présent-e-s en classe n’ont pu être pris-e-s en charge du fait de l’absence de remplaçant-e-s. Il faut de toute urgence recruter massivement les enseignant-e-s pour faire face à cet accroissement des besoins. La campagne de tests promise tarde à se mettre en place : livraison tardive d’autotests, peu de visibilité sur le rythme à venir des livraisons, absence de mise en œuvre de la campagne de tests salivaires. La prétendue vaccination des personnels de plus de 55 ans ne fonctionne pas, faute de centres de vaccination et de créneaux disponibles en nombre suffisant. Au-delà, c’est bien tous les personnels de l’éducation qui doivent faire de toute urgence l’objet d’une priorisation. SUD éducation revendique la mise à disposition sans délai du vaccin pour tous les personnels de l’Éducation national et de l’enseignement supérieur.

Lire la suite : Une semaine après la reprise, l’heure est aux revendications

Les quatre camarades de SUD éducation au lycée de Melle ont comparu devant un conseil de discipline à l’automne 2020 en raison de leur participation au mouvement de grève contre la réforme Blanquer. La rectrice projetait initialement de déplacer d’office les camarades de Melle. Les séances des conseils de discipline qui ont mis au jour la répression antisyndicale à l’œuvre, ainsi que l’incompétence de la hiérarchie à tous les niveaux, les mensonges de l’administration, le non-respect des garanties élémentaires de la défense, les erreurs de procédure. L’enquête administrative reposait sur des questions posées aux personnels concernant leur appartenance syndicale et leurs opinions politiques. Les représentant-e-s des personnels ont unanimement refusé toutes les sanctions mises aux voix par l’administration.

Lire la suite : Répression antisyndicale contre les 4 de Melle : Blanquer désavoué par le Conseil d’État