La crise sanitaire agit comme un révélateur et un accélérateur des difficultés de l’Éducation. Le mépris de l’école et de ses personnels se traduit par une gestion chaotique de l’épidémie, faite de changements de pied incessants, de protocoles intenables et d'absence de moyens donnés pour assurer le fonctionnement de l’Éducation. Mobilisons-nous par la grève le 13 janvier, à l’appel de la quasi-totalité des organisations syndicales, les organisations lycéennes et les parents d’élèves, pour faire entendre la colère face à tant de mépris pour l’Éducation et obtenir les conditions de sécurité et de considération pour exercer nos métiers. Nous exigeons les moyens humains nécessaires notamment par la création de postes via les listes complémentaires tout en programmant dès maintenant un collectif budgétaire.

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L’accès à l’éducation est un droit fondamental et doit pouvoir être accessible à tous et toutes dans des conditions décentes. En particulier pour les jeunes majeur·es non accompagné·es, pour lesquels l'accès à une formation qualifiante est une condition nécessaire de sa régularisation lors de sa majorité.

Des élèves sans toit ou menacées d’expulsion ne bénéficient pas d’une scolarité comme les autres enfants alors qu’il s’agit d’un droit.

Afin de permettre à ces élèves de suivre, dans de meilleures conditions, leur scolarité, SUD éducation se mobilise aux côtés d’associations et de collectifs afin de faire respecter les droits des enfants et leur obtenir un toit pour vivre décemment en France. SUD éducation apporte son soutien à tou·tes les militant·es, à toutes celles et ceux qui luttent au quotidien en faveur des droits des élèves migrant·es à être scolarisé·es comme les autres élèves.

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Les organisations et fédérations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC et FNEC FP-FO, SNALC, CGT Educ’action, SNCL-FAEN et SUD éducation se sont réunies le 7 décembre 2021.

Elles renouvellent leur opposition :
- au contrôle continu qui aboutit à une augmentation de la charge de travail des élèves et des personnels,
- aux pressions multiples contre les enseignantes et les enseignants,
- à la dénaturation de nos missions qui fait perdre le sens de nos métiers,
- à une augmentation des inégalités entre les élèves,
- à la mise en concurrence des disciplines,
- à un baccalauréat « maison » qui accentue le tri social dans Parcoursup,
- aux suppressions de postes programmées par la réforme Blanquer du lycée.

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Motion adoptée lors du Conseil Fédéral de la Fédération SUD éducation des 9 et 10 décembre

Le gouvernement français a donc décidé de maintenir au 12 décembre le 3ème référendum portant sur l'avenir de la Kanaky/Nouvelle Calédonie. Cette décision est une provocation et une grave entorse au processus de décolonisation défini par les Accords de Nouméa de 1998, faisant suite aux Accords de Matignon de 1988. Il ne peut pas y avoir de consultation référendaire ni de processus de décolonisation sans consultation d'une des parties, en l’occurrence le peuple Kanak, le peuple colonisé depuis 1853.  L’ensemble des organisations membres du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), les autres partis politiques indépendantistes, l’Union syndicale des travailleurs Kanak et des exploités (USTKE), les associations, et des dizaines de communes ont appelé à ne pas organiser ce référendum en décembre 2021.

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Monsieur le Premier ministre,

Alors que le pays est confronté à la 5ème vague de COVID19 et que les écoles contribuent fortement à cette reprise épidémique, vous avez annoncé des mesures qui n’en sont pas vraiment, nous inquiètent et génèrent une importante désorganisation dans les écoles.

Nous estimons que le passage du niveau 2 au niveau 3 du protocole sanitaire n’aura qu’un effet limité sur la circulation du virus dans les écoles, ces mesures sont trop faibles au regard de la contamination installée avec des taux d’incidence chez les 6-10 ans jamais atteints auparavant et deux fois plus importants que l’ensemble de la population. Or, depuis le 29 novembre, lorsqu’un élève est signalé positif dans une classe, seul·es les élèves non testé·es négatifs sont isolés et la classe reste ouverte jusqu’à ce que 3 cas positifs soient découverts dans les 7 jours. Cette mesure ne prend pas en compte le temps d’incubation, la gestion efficace des tests sur 7 jours ni la gestion des cas extrascolaires. Par ailleurs, cette gestion quotidienne des cas positifs dans les écoles devient extrêmement compliquée, voire impossible, pour les équipes pédagogiques, et singulièrement en leur sein les directeurs et directrices, qui doivent réagir à tout moment quand des cas positifs leur sont signalés. Cela génère des tensions. Plus globalement, la communauté éducative se heurte à de lourdes difficultés : parents d’élèves qui ne trouvent pas de créneau pour faire un test, délais très longs des laboratoires pour faire les tests dans les écoles mais aussi incompréhension des familles, gestion pédagogique très compliquée avec des retours au compte-goutte en classe. Enfin les enseignantes et les enseignants se retrouvent dans l’impossibilité d’assurer simultanément l’enseignement en présentiel et en distanciel comme il leur est demandé.

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L’inclusion scolaire est un enjeu essentiel pour l’école : tous les enfants doivent avoir accès au service public d’éducation, qu’importe leur handicap. Les élèves en situation de handicap doivent bénéficier d’un véritable accompagnement dans leur scolarité. Or, l’Éducation nationale est incapable de proposer aux 400 000 élèves en situation de handicap un véritable accompagnement à la hauteur de leurs besoins. Depuis la rentrée de septembre 2021, la situation s’est largement dégradée : des élèves, qui devraient l’être, ne sont pas accompagné·es et les élèves accompagné·es ont perdu des heures d’accompagnement. Dans certains départements, les élèves attendent un an avant de bénéficier d’une aide humaine.

Lire la suite : Sans les moyens, “l’école inclusive” n’est qu’un slogan : SUD éducation soutient les luttes en...

Pour l'arrêt du financement et la nationalisation de l'enseignement privé !

Contre les récupérations politiques racistes et islamophobes !

Pour le respect plein et entier de la loi de 1905 !

 

Les conquêtes laïques sont les nôtres !

La laïcité est un principe pour lequel se sont battues des générations de militant·es du progrès social. Les lois laïques de la IIIe République, sont le résultat d'un compromis : entre celles et ceux qui voulaient avant tout une offensive contre le cléricalisme et la religion, et celles et ceux qui souhaitaient préserver les institutions de l'influence de la religion. Le résultat en fut la notamment la loi de 1905, qui instaure la séparation des Églises et de l'État, et garantit à toutes et tous la liberté de croire ou de ne pas croire. Il s'agit d'un acquis fondamental de la construction de l'école publique. Précisons qu'encore aujourd'hui, la loi de 1905 n'est pas appliquée partout, et notamment en Alsace-Moselle, qui n'étaient pas sur le territoire français au moment de son adoption, ni dans certains territoires ultra-marins issus de la colonisation. SUD éducation réclame l'extension de la loi de 1905 à l'ensemble des territoires qui n'en bénéficient pas.

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Au printemps dernier, le Ministre de l’Éducation nationale faisait parvenir à tous les DASEN les conclusions d’un rapport de l'Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR), portant sur « L’organisation, le fonctionnement et l’évaluation des effets des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté ».

La recommandation n°1 de ce rapport appelle à « redéfinir la place du RASED dans le cadre d’une nouvelle circulaire ministérielle ». Or, à ce jour, les organisations représentatives des professionnels des RASED (associations et syndicats) n’ont pas été consultées et le rapport n’a pas été porté à la connaissance du public.

Lire la suite : Rapport de l’Inspection générale sur les RASED : pour quoi faire ? – Communiqué du Collectif RASED

Lundi 29 novembre, 22 enseignant⋅es d’Amed (Diyarbakir), principale ville des régions kurdes de Turquie, se sont vu remettre un avis de suspension à leur arrivée dans leur école, alors qu'ils et elles s'apprêtaient à accueillir leurs élèves. La majorité est syndiquée à Egitim Sen, certain⋅es sont membres de l'équipe de direction de la section locale du syndicat. Cette suspension s'inscrit dans la suite, un an auparavant, de l'arrestation au petit matin et du placement en garde à vue d'une partie d'entre eux. Si les poursuites judiciaires ont été abandonnées faute d'éléments, ils et elles ont été convoqué⋅es début novembre 2021 devant une commission du ministère de l'éducation chargée de les sanctionner malgré tout. Les motifs invoqués sont une négation des droits fondamentaux : avoir participé à des manifestations ; lire des journaux en kurde ; écouter de la musique kurde…

Lire la suite : A Diyarbakir, la répression du régime Erdogan frappe encore les enseignant⋅es

Ce jeudi 25 novembre, le gouvernement a présenté en conférence de presse la situation sanitaire et le développement de la cinquième vague épidémique. De nouveau, le ministre Blanquer a minimisé la situation en prétendant contre toute évidence que les établissements scolaires étaient davantage épargnés par cette cinquième vague que les autres secteurs de la société du fait d’un meilleur respect des gestes barrière et d’une couverture vaccinale importante.

La seule nouvelle mesure annoncée concerne un assouplissement de l’existant dans le premier degré, avec une nouvelle règle : en cas de cas positif détecté dans une classe, il n’y aura pas de fermeture de la classe, mais éviction des élèves en attendant qu’ils puissent présenter un test négatif. L’absence de précision apportée sur la nature des tests et les modalités de déclaration de leurs résultats par les parents montre que le risque est important qu’il s’agisse d’une nouvelle usine à gaz.

Lire la suite : Discours de Blanquer : toujours, le déni de réalité – Communiqué de SUD éducation

Les établissements scolaires ne fonctionnent pas sans les AED et c'est ce qui a été démontré l’année dernière lors des grèves des assistant·es d'éducation (AED, AP, APS) qui ont été massivement suivies et soutenues par d'autres catégories de personnels. Partout sur le territoire des vies scolaires ont été totalement fermées et des dizaines de rassemblement se sont tenus devant le rectorat, DSDEN, établissements employeurs. Cette mobilisation est historique.

Lire la suite : SUD éducation soutient l’appel à la grève de la Coordination Nationale des Collectifs d’AED du 2...

SUD éducation a pris connaissance par voie de presse de l’existence d’un partenariat entre l’Association nationale des réservistes opérationnels et citoyens de la gendarmerie nationale (ANORGEND), des rectorats franciliens et la région de gendarmerie Île-de-France. Dans le cadre de ce dispositif, soixante-six lycéen·nes ont effectué durant les vacances de la Toussaint un stage au camp militaire de Beynes, dans les Yvelines, camp où s’entraîne notamment le GIGN. Au programme : montée des couleurs, maîtrise avec arme et sans arme d’un adversaire, tirs à balles réelles, mais aussi inculcation des « valeurs de la République ». 

L’objectif est la préparation de ces lycéen·nes, les “Cadets de la gendarmerie” aux concours et sélections de la gendarmerie par le biais de trois stages sur site ainsi que 60 heures assurées par des professeur·es en établissement. Ce dispositif a pour objectif de s’étendre à six établissements en Essonne, puis dans l’académie de Paris avec le lycée Buffon. En 2024, l’objectif est de porter le nombre de Cadets de la gendarmerie à 200. 

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Le mardi 16 novembre s'est réunie une commission mixte paritaire chargée de trouver un consensus entre les parlementaires au sujet de la proposition de loi Rilhac. Cette réunion fait suite à l'adoption de deux versions différentes de la loi au Sénat et à l'Assemblée. Au terme de la commission mixte paritaire, la députée Cécile Rilhac, à l'initiative de la loi, n'a pas manqué de faire entendre sa satisfaction et de se féliciter que les directeurs et directrices se voient bientôt confier une autorité fonctionnelle.

Cette loi ne simplifiera pas les tâches des directeurs et directrices, bien au contraire : en permettant aux autorités académiques de leur déléguer de nouvelles compétences, elle se traduira à coup sûr par une charge administrative supplémentaire et, en les intégrant à l'encadrement de l'éducation nationale, elle les placera dans une position intenable, en porte-à-faux entre leurs collègues à l'école et les directions académiques.

Lire la suite : Face à la loi Rilhac, défendre la démocratie à l’école

Un magazine national vient de se livrer à des attaques diffamatoires contre l’intégrité professionnelle de plus de 800 000 enseignant⋅es du ministère de l’Éducation nationale.

Dès sa Une, il accuse l’école « d’endoctrinement ». Des mots forts qui vont à l’encontre de ce qui fait le fondement de notre profession : enseigner des contenus validés scientifiquement, apprendre à réfléchir par soi-même, à développer son esprit critique, à acquérir des outils pour comprendre le monde.

Fondés sur des sources anonymes commentées par une éditorialiste militante bien connue, les articles vont jusqu’à reprocher à des associations agréées comme la ligue de l’enseignement d’intervenir dans le cadre de sensibilisations aux LGBTphobies, interventions qui rentrent pleinement dans les programmes et objectifs de l’Éducation nationale. La campagne lancée en 2019, "Lutter contre l'homophobie et la transphobie à l'École" n’en est qu’un exemple. Ce titre de presse, au long de son dossier, ne cesse de vilipender celles et ceux-là mêmes qui au quotidien luttent pour l’égalité des élèves.

Lire la suite : SUD éducation condamne les propos indignes parus dans le Figaro magazine 

Chaque jour, en France, des femmes sont victimes de violences psychologiques, verbales, économiques, médicales, physiques ou sexuelles. Selon l'OMS, « une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle ». On compte 102 féminicides en 2020. En moyenne, 94 000 femmes sont victimes de viols et/ou de tentatives de viol chaque année. En France, il y a eu 142 310 plaintes pour violences conjugales en 2019.

La convention européenne dite d'Istanbul (ratifiée le 4 juillet 2014 par la France) donne cette définition des violences sexistes et sexuelles : « tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent ou sont susceptibles d'entraîner pour les femmes des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée ».

Les violences sexuelles ou sexistes contre les femmes ne sont pas des actes isolés, elles contribuent à maintenir un système d'exploitation des femmes : le patriarcat. Les violences sexuelles et sexistes fonctionnent ensemble, on observe un continuum de la violence : c'est parce qu'il y a un sexisme ordinaire qui est toléré dans notre société que des violences plus graves sont commises contre les femmes. De même, les crimes que constituent les viols et les féminicides sont des menaces pour l'ensemble des femmes.

Lutter contre les violences qui s'exercent contre les femmes, c'est lutter pour les droits de toutes les femmes.

Lire la suite : Violences sexuelles et sexistes au travail et ailleurs : STOP !

 Tribune intersyndicale SUD-CGT-FSU-UNSA

En 2017, lors de la dernière élection présidentielle, moins de 5% des enseignant·es et des personnels de l’éducation ont voté pour Marine Le Pen. Le monde de l’éducation a jusqu’alors résisté à la percée de l’extrême-droite de ces dernières décennies. Depuis 2017, les médias montent en épingle des enseignant·es engagé·es auprès de Marine Le Pen ou aujourd’hui d’Éric Zemmour. Or on constate qu’il s’agit, et heureusement, d’un phénomène très marginal.

Comment l’expliquer ? En tant que syndicalistes nous avons une connaissance privilégiée de l’institution et de ses personnels. Nous sommes convaincu·es que cette résistance aux idées d’extrême-droite est bel et bien indissociable des aspirations qui président aux métiers de l’éducation.

Lire la suite : Personnels de l’éducation, nous devons rester toutes et tous uni⋅es contre l’extrême droite !

A niort : Assemblée générale à 10h (centre Du Guesclin), Rassemblement à 12h30 (Devant la DSDEN)

À la rentrée 2021, l'école accueille 400 000 élèves en situation de handicap. Blanquer se félicite de ces chiffres, néanmoins sur le terrain, la réalité est tout autre !

Les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap sont inacceptables :

  • les élèves perdent des heures d'accompagnement,
  • les AESH sont maltraité·es,
  • les autres personnels ne bénéficient pas de l'aide nécessaire pour garantir la réussite des élèves en situation de handicap.
  • Une baisse du nombre d'heures d'accompagnement par élèves !

Il n'y a pas assez de personnels AESH pour accompagner tous les élèves qui en ont besoin. Avec la mutualisation des moyens et l'instauration des Pial (Pôle inclusif d'accompagnement localisé), le nombre d'heures d'accompagnement ne dépend plus des besoins des élèves, mais des moyens disponibles. Lorsqu'un·e élève reçoit une notification de la MDPH stipulant la nécessité d'un accompagnement, les autres élèves du Pial perdent des heures pour que l'élève nouvellement notifié soit accompagné. Dans certaines écoles et certains EPLE, il manque des centaines d'heures. Voilà à quoi mène la logique comptable !

Pièce(s) jointe(s):
Accèder à cette adresse url (https://www.sudeducation.org/wp-content/uploads/2021/10/Tract-19-octobre-1.pdf)Tract 19 octobre AESH[ ]0.3 kB

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Le 06 octobre, une manifestation d'enseignant.e.s à Athènes a été violemment réprimée par la police. Cette manif s'inscrivait dans un mouvement qui dure depuis depuis fin septembre contre l'introduction d'une évaluation des personnels obligatoire pour estimer leur degré de "réussite" et leurs "performances". En cas d'échec, les sanctions seraient notamment d'assister à des stages. Pour les enseignant.e.s ce dispositif a en vérité vocation à mettre davantage les écoles en concurrence sur le marché de l'éducation, voire à attirer des "sponsors" privés. C'est aussi une réminiscence d'une loi qui existait durant la dictature des colonels pour contrôler l'obéissance des personnels et qui avait été supprimée en 1982. Voilà un dispositif que Blanquer n'aurait pas renié. En Grèce comme en France, le néolibéralisme agressif veut détruire l'idée même d'un système public d'éducation et introduire en son sein les pires pratiques managériales du secteur privé. La répression n'est pas que physique : un tribunal a déclaré la grève posée par 4 syndicats d’enseignant.e.s  était illégale.

Lire la suite : Soutien aux enseignant.e.s en Grèce en lutte contre les mesures néolibérales

Une enseignante d’un lycée de Combs-la-ville (77) a été violemment agressée en fin de semaine dernière. La vidéo de cette agression a été diffusée par les réseaux sociaux. SUD éducation apporte tout son soutien à cette collègue, et demande à l’institution de prendre ses responsabilités pour qu’elle soit protégée.

De tels agissements sont rendus possibles en raison de la logique comptable à l’œuvre dans l’Éducation nationale. Les effectifs par classe augmentent en effet de manière continue dans les établissements du second degré depuis de nombreuses années, tandis que les moyens alloués à la Vie scolaire baissent, en particulier dans les établissements où le besoin se fait le plus cruellement sentir. De même, de nombreuses heures postes sont progressivement converties en heures supplémentaires, ce qui conduit à accroître la charge de travail des personnels, et in fine à réduire encore le nombre d’adultes présent⋅es dans l’établissement. De ce fait, de nombreuses classes et de nombreux établissements deviennent de véritables cocotte-minutes.

Lire la suite : Agression d’une collègue à Combs-la-ville : “pas de vague” et manque de moyens

Dans un courrier adressé aux recteur·ices le 6 octobre, le ministère demande qu’un hommage soit organisé dans les écoles et établissements le vendredi 15 octobre, un an après l’attentat atroce dont a été victime notre collègue Samuel Paty.

Comme l’année dernière, le ministère bâcle de manière inacceptable un hommage qui demande une mobilisation pleine et entière de la profession et de la communauté éducative. Les délais impartis sont beaucoup trop courts pour permettre une mise en œuvre sensée et cohérente de l’hommage. Dans de nombreux endroits, celui-ci n’aura lieu que de manière superficielle, faute de temps de préparation suffisant.

De nouveau, aucun créneau n’est dégagé pour permettre aux personnels d’échanger entre eux pour décider de la façon de mener l’hommage. Les initiatives les plus inadaptées pourront très bien être décidées localement par la hiérarchie, au mépris de toute initiative des collègues.

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