SUD éducation 79 exige l’abandon des suspensions de 4 mois à titre conservatoire pour les 3 enseignant.es du lycée Joseph Desfontaines de Melle

Le mardi 11 février 2020, trois enseignant.es syndiqué.es à SUD éducation 79 du lycée Joseph Desfontaines de Melle (Deux-Sèvres) ont appris leur convocation au rectorat de Poitiers. Les 10, 11 et 12 mars, Sylvie, Cécile et Aladin ont été suspendu.es quatre mois à titre conservatoire, sans motif explicite, dans l’attente des résultats d’une enquête administrative censée objectiver les allégations écrites dans 5 rapports datant du 3 et 4 février, pendant la mobilisation lycéenne du lundi 3 février contre les épreuves d’E3C.

Alors que la contestation s’amplifiait dans l’Éducation nationale contre la réforme du BAC Blanquer et des épreuves d’E3C pour les élèves de première, Blanquer fait le choix de la répression. Sur France Inter, le 6 février 2020, il disait : « Quand SUD éducation dit quelque chose c’est une boussole qui m’indique le sud c’est à dire l’inverse de ce qu’il faut faire. »

Toujours la même logique : sanctionner des enseignant·es engagé·es dans la défense de l’intérêt supérieur de leurs élèves et attaché.es à la sauvegarde du service public de l ’éducation.

 

Comme à son habitude, Jean-Michel Blanquer ne laisse rien au hasard et s’attaque à celles et ceux qui incarnent le syndicalisme de lutte. La méthode est simple : réprimer celles et ceux dont l’intensité de l’engagement a été repéré dans le but d’intimider tou.t.es celles et ceux qui taisent encore leur indignation.

Ces attaques contre Aladin, Cécile et Sylvie sont perpétrées dans un contexte d’ensemble marqué par le tout-répressif : loi dite de « l’école de la confiance » qui, avec son article 1, cherche à entraver la liberté d’expression et interdire toute résistance ; loi dite « anti-casseurs » remettant en cause le droit démocratique de manifester...
Elles interviennent au moment où les personnels, les élèves et leurs familles se mobilisent avec les organisations syndicales pour obtenir l’abrogation des réformes Blanquer du baccalauréat, des lycées et de Parcoursup.

SUD éducation 79 dénonce vivement le caractère politique de ces sanctions déguisées. Les motifs affichés par l’institution cachent mal la réalité : ces enseignant·es sont sanctionné·es pour avoir contesté, ouvertement les politiques de l’Éducation nationale. Ce sont pourtant bien ces politiques qui sont responsables du malaise ressenti dans tous les lycées de France, dont celui de Melle.

Une fois de plus, celles et ceux qui se battent pour une société solidaire sont ainsi attaqué·es. Un cap a encore été franchi cette année avec 11 académies touchées par la répression : Dôle, Cahors, Montbrison, Carcassonne, Strasbourg, Bordeaux, Montauban, Clermont-Ferrand, Sainte-Marie (Martinique)...C’est sans compter Mayotte où les Equipes Mobiles de Sécurité Académiques ont été armées par ce même ministre. A Dôle, pour notre collègue Noël Bucher, le rectorat a été obligé de reculer. La mobilisation paie.

SUD éducation 79 dénonce la répression grandissante du mouvement social, dans la rue comme sur le lieu de travail.

SUD éducation 79 appelle à signer la pétition en ligne et exige à ce que les mesures de suspension à titre conservatoire de quatre mois soient définitivement abandonnées.

SUD éducation 79 continuera de dénoncer les répressions des professeur.es du lycée de Melle et sur le territoire et demande le retour de ces trois enseignant.es dans leur lycée, pour qu’enfin les élèves aient droit à une scolarité digne de ce nom.

Blanquer bégaye et récidive : après la répression des collègues du collège République de Bobigny en 2019, il n’aime décidément pas SUD éducation !

La répression ne fera pas taire les professeur.es qui se battent aux côtés de leurs élèves !

Voir également la pétition ‘pour l’abandon des 4 mois de suspension à l’égard des enseignant-e-s du lycée Joseph Desfontaines de Melle.

#SoutienAux3DeMelle

#SoisProfEtTaisToi