Les établissements scolaires ne fonctionnent pas sans les AED et c'est ce qui a été démontré l’année dernière lors des grèves des assistant·es d'éducation (AED, AP, APS) qui ont été massivement suivies et soutenues par d'autres catégories de personnels. Partout sur le territoire des vies scolaires ont été totalement fermées et des dizaines de rassemblement se sont tenus devant le rectorat, DSDEN, établissements employeurs. Cette mobilisation est historique.

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SUD éducation a pris connaissance par voie de presse de l’existence d’un partenariat entre l’Association nationale des réservistes opérationnels et citoyens de la gendarmerie nationale (ANORGEND), des rectorats franciliens et la région de gendarmerie Île-de-France. Dans le cadre de ce dispositif, soixante-six lycéen·nes ont effectué durant les vacances de la Toussaint un stage au camp militaire de Beynes, dans les Yvelines, camp où s’entraîne notamment le GIGN. Au programme : montée des couleurs, maîtrise avec arme et sans arme d’un adversaire, tirs à balles réelles, mais aussi inculcation des « valeurs de la République ». 

L’objectif est la préparation de ces lycéen·nes, les “Cadets de la gendarmerie” aux concours et sélections de la gendarmerie par le biais de trois stages sur site ainsi que 60 heures assurées par des professeur·es en établissement. Ce dispositif a pour objectif de s’étendre à six établissements en Essonne, puis dans l’académie de Paris avec le lycée Buffon. En 2024, l’objectif est de porter le nombre de Cadets de la gendarmerie à 200. 

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Le mardi 16 novembre s'est réunie une commission mixte paritaire chargée de trouver un consensus entre les parlementaires au sujet de la proposition de loi Rilhac. Cette réunion fait suite à l'adoption de deux versions différentes de la loi au Sénat et à l'Assemblée. Au terme de la commission mixte paritaire, la députée Cécile Rilhac, à l'initiative de la loi, n'a pas manqué de faire entendre sa satisfaction et de se féliciter que les directeurs et directrices se voient bientôt confier une autorité fonctionnelle.

Cette loi ne simplifiera pas les tâches des directeurs et directrices, bien au contraire : en permettant aux autorités académiques de leur déléguer de nouvelles compétences, elle se traduira à coup sûr par une charge administrative supplémentaire et, en les intégrant à l'encadrement de l'éducation nationale, elle les placera dans une position intenable, en porte-à-faux entre leurs collègues à l'école et les directions académiques.

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Un magazine national vient de se livrer à des attaques diffamatoires contre l’intégrité professionnelle de plus de 800 000 enseignant⋅es du ministère de l’Éducation nationale.

Dès sa Une, il accuse l’école « d’endoctrinement ». Des mots forts qui vont à l’encontre de ce qui fait le fondement de notre profession : enseigner des contenus validés scientifiquement, apprendre à réfléchir par soi-même, à développer son esprit critique, à acquérir des outils pour comprendre le monde.

Fondés sur des sources anonymes commentées par une éditorialiste militante bien connue, les articles vont jusqu’à reprocher à des associations agréées comme la ligue de l’enseignement d’intervenir dans le cadre de sensibilisations aux LGBTphobies, interventions qui rentrent pleinement dans les programmes et objectifs de l’Éducation nationale. La campagne lancée en 2019, "Lutter contre l'homophobie et la transphobie à l'École" n’en est qu’un exemple. Ce titre de presse, au long de son dossier, ne cesse de vilipender celles et ceux-là mêmes qui au quotidien luttent pour l’égalité des élèves.

Lire la suite : SUD éducation condamne les propos indignes parus dans le Figaro magazine 

Chaque jour, en France, des femmes sont victimes de violences psychologiques, verbales, économiques, médicales, physiques ou sexuelles. Selon l'OMS, « une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle ». On compte 102 féminicides en 2020. En moyenne, 94 000 femmes sont victimes de viols et/ou de tentatives de viol chaque année. En France, il y a eu 142 310 plaintes pour violences conjugales en 2019.

La convention européenne dite d'Istanbul (ratifiée le 4 juillet 2014 par la France) donne cette définition des violences sexistes et sexuelles : « tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent ou sont susceptibles d'entraîner pour les femmes des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée ».

Les violences sexuelles ou sexistes contre les femmes ne sont pas des actes isolés, elles contribuent à maintenir un système d'exploitation des femmes : le patriarcat. Les violences sexuelles et sexistes fonctionnent ensemble, on observe un continuum de la violence : c'est parce qu'il y a un sexisme ordinaire qui est toléré dans notre société que des violences plus graves sont commises contre les femmes. De même, les crimes que constituent les viols et les féminicides sont des menaces pour l'ensemble des femmes.

Lutter contre les violences qui s'exercent contre les femmes, c'est lutter pour les droits de toutes les femmes.

Lire la suite : Violences sexuelles et sexistes au travail et ailleurs : STOP !

 Tribune intersyndicale SUD-CGT-FSU-UNSA

En 2017, lors de la dernière élection présidentielle, moins de 5% des enseignant·es et des personnels de l’éducation ont voté pour Marine Le Pen. Le monde de l’éducation a jusqu’alors résisté à la percée de l’extrême-droite de ces dernières décennies. Depuis 2017, les médias montent en épingle des enseignant·es engagé·es auprès de Marine Le Pen ou aujourd’hui d’Éric Zemmour. Or on constate qu’il s’agit, et heureusement, d’un phénomène très marginal.

Comment l’expliquer ? En tant que syndicalistes nous avons une connaissance privilégiée de l’institution et de ses personnels. Nous sommes convaincu·es que cette résistance aux idées d’extrême-droite est bel et bien indissociable des aspirations qui président aux métiers de l’éducation.

Lire la suite : Personnels de l’éducation, nous devons rester toutes et tous uni⋅es contre l’extrême droite !

A niort : Assemblée générale à 10h (centre Du Guesclin), Rassemblement à 12h30 (Devant la DSDEN)

À la rentrée 2021, l'école accueille 400 000 élèves en situation de handicap. Blanquer se félicite de ces chiffres, néanmoins sur le terrain, la réalité est tout autre !

Les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap sont inacceptables :

  • les élèves perdent des heures d'accompagnement,
  • les AESH sont maltraité·es,
  • les autres personnels ne bénéficient pas de l'aide nécessaire pour garantir la réussite des élèves en situation de handicap.
  • Une baisse du nombre d'heures d'accompagnement par élèves !

Il n'y a pas assez de personnels AESH pour accompagner tous les élèves qui en ont besoin. Avec la mutualisation des moyens et l'instauration des Pial (Pôle inclusif d'accompagnement localisé), le nombre d'heures d'accompagnement ne dépend plus des besoins des élèves, mais des moyens disponibles. Lorsqu'un·e élève reçoit une notification de la MDPH stipulant la nécessité d'un accompagnement, les autres élèves du Pial perdent des heures pour que l'élève nouvellement notifié soit accompagné. Dans certaines écoles et certains EPLE, il manque des centaines d'heures. Voilà à quoi mène la logique comptable !

Pièce(s) jointe(s):
Accèder à cette adresse url (https://www.sudeducation.org/wp-content/uploads/2021/10/Tract-19-octobre-1.pdf)Tract 19 octobre AESH[ ]0.3 kB

Lire la suite : Pas d’école inclusive, sans les AESH ! Tou·tes en grève le 19 octobre !

Le 06 octobre, une manifestation d'enseignant.e.s à Athènes a été violemment réprimée par la police. Cette manif s'inscrivait dans un mouvement qui dure depuis depuis fin septembre contre l'introduction d'une évaluation des personnels obligatoire pour estimer leur degré de "réussite" et leurs "performances". En cas d'échec, les sanctions seraient notamment d'assister à des stages. Pour les enseignant.e.s ce dispositif a en vérité vocation à mettre davantage les écoles en concurrence sur le marché de l'éducation, voire à attirer des "sponsors" privés. C'est aussi une réminiscence d'une loi qui existait durant la dictature des colonels pour contrôler l'obéissance des personnels et qui avait été supprimée en 1982. Voilà un dispositif que Blanquer n'aurait pas renié. En Grèce comme en France, le néolibéralisme agressif veut détruire l'idée même d'un système public d'éducation et introduire en son sein les pires pratiques managériales du secteur privé. La répression n'est pas que physique : un tribunal a déclaré la grève posée par 4 syndicats d’enseignant.e.s  était illégale.

Lire la suite : Soutien aux enseignant.e.s en Grèce en lutte contre les mesures néolibérales

Une enseignante d’un lycée de Combs-la-ville (77) a été violemment agressée en fin de semaine dernière. La vidéo de cette agression a été diffusée par les réseaux sociaux. SUD éducation apporte tout son soutien à cette collègue, et demande à l’institution de prendre ses responsabilités pour qu’elle soit protégée.

De tels agissements sont rendus possibles en raison de la logique comptable à l’œuvre dans l’Éducation nationale. Les effectifs par classe augmentent en effet de manière continue dans les établissements du second degré depuis de nombreuses années, tandis que les moyens alloués à la Vie scolaire baissent, en particulier dans les établissements où le besoin se fait le plus cruellement sentir. De même, de nombreuses heures postes sont progressivement converties en heures supplémentaires, ce qui conduit à accroître la charge de travail des personnels, et in fine à réduire encore le nombre d’adultes présent⋅es dans l’établissement. De ce fait, de nombreuses classes et de nombreux établissements deviennent de véritables cocotte-minutes.

Lire la suite : Agression d’une collègue à Combs-la-ville : “pas de vague” et manque de moyens

Dans un courrier adressé aux recteur·ices le 6 octobre, le ministère demande qu’un hommage soit organisé dans les écoles et établissements le vendredi 15 octobre, un an après l’attentat atroce dont a été victime notre collègue Samuel Paty.

Comme l’année dernière, le ministère bâcle de manière inacceptable un hommage qui demande une mobilisation pleine et entière de la profession et de la communauté éducative. Les délais impartis sont beaucoup trop courts pour permettre une mise en œuvre sensée et cohérente de l’hommage. Dans de nombreux endroits, celui-ci n’aura lieu que de manière superficielle, faute de temps de préparation suffisant.

De nouveau, aucun créneau n’est dégagé pour permettre aux personnels d’échanger entre eux pour décider de la façon de mener l’hommage. Les initiatives les plus inadaptées pourront très bien être décidées localement par la hiérarchie, au mépris de toute initiative des collègues.

Lire la suite : Assassinat de Samuel Paty : de nouveau, un hommage bâclé

Plutôt que de prendre la mesure des difficultés que traversent les jeunes , Blanquer veut imposer un Service National Universel qui est une opération de soumission de la jeunesse et   une remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses.

Malgré la propagande pour le recrutement dans tous les médias et un budget considérable de 61 millions , le “séjour de cohésion” pour l’année 2021 a réuni 15 000 jeunes loin des 30 000 prévu.es par Blanquer.

Selon un rapport de 2017 du sénat,  le SNU obligatoire en 2026 aurait un budget de 6 milliards par an ce qui correspond à 10% de celui de l’éducation nationale . 

Lire la suite : Non Blanquer, les jeunes ne veulent pas du SNU !

En 4 ans, Blanquer a considérablement dégradé le service public d’éducation. Il a montré cette rentrée encore son incapacité à faire face à la crise sanitaire. Entre les évaluations nationales dès le plus jeune âge et l’instauration d’une part de contrôle continu pour l’obtention du baccalauréat, il a imposé une évaluation permanente des élèves au détriment de la relation pédagogique qui doit unir les enseignant-e-s aux élèves. À la toute fin de l’année scolaire, Blanquer a achevé la destruction du bac national et cassé l’indispensable collégialité des écoles. Il s’apprête à démanteler l’éducation prioritaire et la formation initiale. Chaque année, les suppressions de postes amplifient la mise sous pression des personnels. Stop ! Enseigner devient une lutte ! SUD éducation réaffirme la nécessité de mettre en place un plan d’urgence pour l’éducation qui remette l’intérêt des élèves et des personnels au cœur de la politique éducative et salariale du ministère.

L’école de Blanquer broie les élèves et les personnels : à l’inverse, SUD éducation défend sans relâche le projet d’une école plus égalitaire.

 

Comment changer l’école? 

  • Réduire la taille des classes pour enseigner autrement et favoriser la réussite des élèves.
  • Titulariser, recruter davantage, former mieux, rémunérer plus.
  • Gagner les moyens pour une école ouverte à tou-te-s les élèves : les élèves à besoins particuliers doivent bénéficier de l’accompagnement nécessaire à leur réussite.
  • Créer un vrai secteur médico-social de l’Éducation nationale.

 

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 23 septembre.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir en Assemblée générale pour formuler leurs revendications et à décider des moyens d’action pour ancrer cette grève dans la durée.  

Bâtissons l’école pour la société de demain, plus juste et plus égalitaire ! 

 

Les mobilisations des AESH, ainsi que les interventions des organisations syndicales, ont contraint le ministère à ouvrir les discussions sur les salaires des AESH et à concéder une avancée en instaurant une grille de rémunération à avancement automatique. C’est un élément qui doit permettre de supprimer les inégalités de traitement selon les académies. Mais elle ne répond pas aux revendications immédiates d’une réelle revalorisation salariale, de création d’un corps de fonctionnaires et d’amélioration des conditions de travail, notamment avec l’abandon des PIAL, le recours généralisé aux notifications mutualisées. Ces revendications restent pleinement d’actualité.

Lire la suite : AESH : toutes les raisons de poursuivre et amplifier la mobilisation

Nos organisations ont pris connaissance de la campagne d’affichage ministérielle sur la laïcité. Ces affiches entretiennent une série de confusions et suscitent une inquiétude et un rejet important dans la profession, sur une thématique qui demande de la clarté et de la sérénité.

 

Lire la suite : Laïcité et communication ministérielle : une inquiétante confusion – Communiqué SUD-CGT-FO

À l’opposé de la communication du ministre, le baccalauréat est l’objet de la désorganisation la plus totale et d’inégalités de traitement criantes. C’est le résultat de l’application des lois Blanquer sur les lycées et les examens « quoi qu’il en coûte pour les personnels et les élèves ».

Pour les bacs généraux et technologiques, en philosophie, c’est la meilleure note entre le contrôle continu et celle de l’épreuve écrite qui sera retenue, alors que pour les bacs professionnels, toutes les épreuves terminales sont maintenues sans aménagement.

Lire la suite : Bac Blanquer : chaos et inégalités à tous les étages

La direction de l’évaluation de la prospective et de la performance a rendu deux notes portant sur les choix des spécialités des élèves en série générale. Les conclusions sont sans appel : le choix des spécialités ne diminue pas les inégalités dans la filière générale, voire les renforce. Si les élèves choisissent majoritairement en Terminale la doublette « physique-chimie et mathématiques », la note précise qu’on observe dans cette doublette une « surreprésentation d’élèves d’origine sociale très favorisée ». La place des mathématiques est hautement représentative de ces inégalités : cette matière est conservée en enseignement de spécialité ou choisie en enseignement optionnel (« mathématiques expertes ») surtout par des élèves « d’origine sociale très favorisée ».

Lire la suite : Choix des spécialités : toujours plus d’élitisme

Le 19 octobre 2020, Patrick Cohen s’en prenait violemment dans une chronique de l’émission C à vous à SUD éducation. Au lendemain d’un rassemblement Place de la République à Paris auquel participait SUD éducation en hommage à Samuel Paty, Patrick Cohen est allé dans sa chronique jusqu’à prétendre que SUD éducation faisait partie des organisations ou personnes qui “excusent les bourreaux”. Il s’appuyait sur une altération des propos tenus par un cosecrétaire fédéral de SUD éducation au micro de France inter.

Lire la suite : Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation désavoue Patrick Cohen

Vendredi 28 mai, le porte-parole du gouvernement a annoncé dans les médias que « les cours reprendront à 100 % au collège dès lundi » dans la quinzaine de départements concernée par les demi-jauges. Les personnels ont été placés devant le fait accompli de ce retour aux classes entières des classes de 4e et 3e qui entraîne une réorganisation complète des dispositifs pédagogiques mis en œuvre.

Lire la suite : Fin des demi-jauges : le ministre réserve une fois de plus ses annonces aux médias

Le ministre Blanquer a annoncé mercredi 26 mai les conclusions du Grenelle de l’Éducation. SUD éducation a dénoncé dès le départ une mascarade, qui visait avant tout à l’auto-promotion du ministre et au renforcement d’une vision managériale de l’école, loin des revendications légitimes des personnels. Par ailleurs, le Grenelle de l’Éducation a montré toute l’étendue du mépris que porte le ministre aux organisations syndicales et aux personnels, en privilégiant des personnalités aux valeurs bien éloignées de celles du service public.

Lire la suite : Conclusions du Grenelle : une revalorisation insuffisante, des inquiétudes sur les contreparties

Alors que la crise sanitaire a déjà lourdement dégradé les conditions de travail des personnels et en particulier celles des AED, un sentiment d’abandon se développe chez ces personnels qui, nous le rappelons, subissent des contrats précaires, sans formation adaptée et pour un salaire dérisoire bien que leurs missions correspondent à des besoins permanents et soient indispensables au bon fonctionnement des établissements. Compter une fois encore sur leur investissement pour combler les défaillances de l’administration est une marque de cynisme du ministère de l’Éducation nationale.

Lire la suite : STOP à l’exploitation abusive des AED