Plusieurs établissements scolaires du premier et du second degré de Loire atlantique ont reçu fin août un courrier signé de La Manif Pour Tous et des « vigi-gender » qui ne prête pas à confusion : malgré le ton mielleux et hypocrite, il s’agit ni plus ni moins d’une tentative inacceptable de pressions et d’ingérence par rapport à la liberté pédagogique des enseignant-es, et de déni des programmes officiels de l’Éducation Nationale. Ce courrier reprend un certain nombre de rumeurs complètement fausses sur une supposée « théorie du genre ». C’est inadmissible !

Oui, l’École a une mission d’éducation, et pas seulement d’instruction !

Oui, l’Égalité s’apprend, et doit donc être enseignée !

Le rapport de l’Inspection Générale de mai 2013 a mis en évidence que les textes officiels ne suffisent pas pour s’attaquer aux inégalités de genre et aux violences et discriminations sexistes, et qu’il faut des dispositifs volontaristes pour lutter contre les stéréotypes qui les alimentent.

Non, déconstruire les stéréotypes n’entraîne pas l’indifférenciation !
Cela favorise au contraire la diversité des individu-es et l’épanouissement des enfants ! Ils et elles pourront choisir alors sans complexe leurs loisirs, leurs études, leur profession, leur façon de vivre et d’être.

Lire la suite : Loire atlantique : refuser les pressions des obscurantistes !

La rentrée des professeur-e-s stagiaires ne se passe pas dans de bonnes conditions. Cette situation scandaleuse met en lumière l’inadaptation du processus de formation, de recrutement et de titularisation des professeur-e-s. La fédération SUD éducation revendique une remise à plat complète du dispositif. Dans l’immédiat, pour faire face aux situations subies par les stagiaires 2014/2015, le représentant de SUD éducation à la Commission Administrative Paritaire Nationale a sollicité une audience ministérielle et nous invitons les stagiaires à se réunir en assemblée générale pour décider collectivement des revendications et des actions à mener. Nous sommes disponibles pour mettre nos outils syndicaux à la disposition des stagiaires mobilisé-e-s.

Lire la suite : Affectations, formation, modalités de validation… Des conditions de rentrée scandaleuses pour les...

Nous ne regretterons ni Peillon, ni Hamon. Et la nomination de Najat Vallaud-Belkacem comme Ministre de l’Éducation Nationale ne donne pas un bon signe : c’est elle, en tant que Ministre du droit des femmes (!), qui avait défendu l’arrêt des ABCD de l’égalité pour répondre à l’agitation réactionnaire suscitée par ce dispositif promouvant l’égalité des sexes.

Plus généralement, le changement de gouvernement ne changera rien sur le fond, la condition pour faire partie du nouveau gouvernement étant d’être totalement en phase avec la ligne libérale du duo Valls/Hollande. D’ailleurs, Pierre Gattaz, le Président du MEDEF, s’est dit très satisfait du remaniement et affirme que « C’est une bonne décision »…

La Valls Hollandaise se danse sur un rythme particulier : 3 pas en arrière pour le plus grand nombre, 2 pas en avant pour les plus riches. L’austérité est bien illustrée par le « pacte de responsabilité » : moins 50 milliards de dépenses publiques (services publics, collectivités, sécurité sociale) et un cadeau supplémentaire de 30 milliards au patronat. Antisociaux et économiquement contreproductifs, les effets bluesy de cette politique se sont encore manifestés cet été. Alors que la courbe du chômage refuse opiniâtrement d’opérer un demi-flip et que la sacrosainte croissance fait un moon-walk, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises ont fait un saut de chat de 30% au second trimestre. Affirmer que cette politique ne « marche » pas c’est se tromper de musique ; elle a l’effet recherché : un transfert de toujours plus de richesses vers les plus riches.

Lire la suite : Celle qui a stoppé les ABCD de l’égalité nommée Ministre de l’Éducation, une rentrée aux rythmes...

« L’école ne doit pas être un champ de bataille ». Telle est la raison invoquée par Benoît Hamon, Ministre de l’Éducation nationale, pour justifier l’arrêt du dispositif des ABCD de l’égalité, saisi comme objet de haine par des franges réactionnaires de la société.

— L’école est un champ de bataille.

Le même argument est utilisé pour ne plus même poser de questions sur le dualisme scolaire et le financement public de l’école privée, « pour ne pas relancer une guerre scolaire ». La guerre scolaire a lieu. Tous les jours, l’école publique subit la concurrence du privé, tous les jours des collègues se battent pour la défendre, tous les jours l’école est dégradée par cette compétition absurde à laquelle elle ne devrait pas être soumise.

Chaque jour, dans les écoles, les collèges et les lycées, des collègues se battent pour continuer à enseigner les génocides face aux négationnismes, l’évolution des espèces et la démarche scientifique face aux obscurantismes, la construction sociale des genres face aux réactionnaires, l’histoire coloniale face aux nationalismes, les approches sociales face à l’économisme, la pensée critique face à l’idéologie dominante, la coopération face à la concurrence, la culture face au marché. L’école est un champ de bataille.

Lire la suite : L'école est un champ de bataille

Tribune signée par le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire et universitaire (regroupant FCPE, Fep-CFDT, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, SUD éducation, UNEF, FIDL, UNL)

Nous, associations de promotion de l’égalité femmes-hommes, association de parents d’élèves, syndicats des personnels de l’Éducation nationale, d’étudiant-es et de lycéennes, attendons de ied ferme l’annonce de la généralisation du dispositif des « ABCD de l’égalité », à la veille des déclarations de Benoît Hamon sur le sujet.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce qu’ils sont efficaces ! Ils interrogent les nseignants et enseignantes sur leurs représentations et leurs pratiques. Ils questionnent les nfants sur leurs imaginaires et leurs projections, d’eux-mêmes et des autres. Et mettre en cause les stéréotypes de sexe, c’est enrayer la machine à inégalités ! Les ABCD font vivre concrètement et idéal d’égalité, fièrement affiché sur les frontons de nos écoles publiques.

Lire la suite : M. Hamon, généralisez les ABCD de l’égalité

Un préavis de grève de SUD Education couvre tous ceux qui choisiront de ne pas cautionner ce simulacre d’épreuve de rattrapage.

Si nous ne sommes pas opposés au principe d’une épreuve de rattrapage pour les candidats des baccalauréats professionnels, les conditions dans lesquelles celle-ci est mise en place sont toujours inacceptables !

Pour y accéder, un élève doit avoir une moyenne globale située entre 8/20 et 10/20 et un minimum de 10/20 sur la partie pro.

L’oral noté sur 20 est divisé en deux épreuves de 15 minutes notées sur 10 :

  • une en maths ou sciences en industriel ou une en maths ou spécialité en tertiaire.
  • une en français ou histoire géographie.

Est reçu tout élève ayant au moins 10, après calcul de la moyenne des deux notes obtenues à l’oral et aux épreuves terminales.

Le coefficient attribué à cette épreuve (50 % de l’examen) conduit à rendre négligeables les enseignements généraux et même les enseignements professionnels théoriques dans l’obtention du baccalauréat

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Lire la suite : BAC PRO bradé à l’oral - Du 7 au 11 juillet ce sont les soldes : une épreuve de rattrapage...

Partout en France des coordinations en lutte contre la convention d’assurance chômage mènent la bagarre depuis des mois. La grève lancée au Printemps des comédiens à Montpellier a permis un élan : Toulouse, Angers, Châlons-en-Champagne, Thionville, Nice, Sète, Loos-en-Gohelle, Guise, Limoges, Avignon, Paris, Besançon, Nancy, Lyon… Les grèves se lancent, les action se multiplient, la mobilisation monte !

Poursuivons cette dynamique ! La réunion du Conseil National de l’Emploi est le 18 Juin. Nous devons toutes et tous participer pour que notre message soit enfin entendu : non à l’austérité, non à l’agrément !

Vous trouverez ici le communiqué de Sud Culture en soutien aux grévistes, particulièrement adressé aux camarades du Printemps des Comédiens à Montpellier.

Pour suivre l’actualité des mobilisations, voir http://www.cip-idf.org/

Après F. Hollande, c’est au tour de M. Valls de jouer une fois de plus sur les peurs pour éviter de satisfaire les exigences sociales. Le Président de la République et le Premier ministre demandent aux cheminot-e-s de reprendre le travail… pour sauver le BAC, qui serait mis en péril par la grève reconductible commencée le 10 juin.

Cette instrumentalisation de la tension provoquée chez les élèves et leurs familles par cet examen à haute teneur symbolique est scandaleuse. Si nous utilisions la rhétorique de nos adversaires, nous pourrions facilement parler de « prise en otage » des élèves…

C’est d’autant plus scandaleux que c’est totalement infondé.

Lire la suite : Grève SNCF : Hollande et Valls déraillent sur le BAC

Le projet de « réforme » du gouvernement ne réunifie pas le système ferroviaire, mais représente un pas important vers la privatisation, tout en ne réglant aucun des problèmes soulevés à juste raison :

● Les circulations seront toujours assurées par une entité distincte de celle s’occupant des infrastructures, un problème comme celui des rames trop larges pour les quais pourra se reproduire.
La dette abusive imputée au système ferroviaire public reste et incitera toujours à des péages plus élevés (plus du tiers du billet) ainsi qu’aux économies d’entretien du réseau dont 3 500 km de voies sont circulées au ralenti par sécurité, et que ce mauvais état engendre retards et mauvaise qualité du voyage ;
● La casse de l’entreprise publique orchestrée par Guillaume Pépy est confortée par le gouvernement : suppression de dessertes, suppressions d’emplois notamment dans les gares et dans les trains, sous-traitance et filialisation accrues, fragmentation des services SNCF totalement absurde, attaques contre les droits sociaux, etc.
Pire, cette réforme accélère la privatisation :

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Lire la suite : Solidaires: nous soutenons les travailleurs de la SNCF: pour la défense du service public

FERC-CGT, FSU, SUD-Education et SGEN-CFDT

M. Benoit HAMON
Ministre de l’Education Nationale,
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
110 rue de Grenelle
75700 PARIS SP

Le 15 mai 2014,

Monsieur le ministre de l’Education nationale,

Les organisations syndicales FERC‐CGT, FSU, SUD‐Education et SGEN‐CFDT souhaitent vous faire part de leurs remarques et propositions concernant les personnels Accompagnant les Elèves en Situation de Handicap (AESH).

Lire la suite :  Courrier intersyndical AESH

Les journées fédérales « Et voilà le travail ! » de SUD éducation se sont déroulées les 14 et 15 novembre 2013 à la Bourse du travail de Saint-Denis.
Ce sont près de 80 personnes chaque jour, venant de 25 syndicats différents, qui ont participé aux échanges lors de ces journées. La diversité des participant-e-s était au rendez-vous : militant-e-s du 1er et du 2nd degré, mais aussi du supérieur avaient fait le déplacement à Saint-Denis. De nombreux-ses représentant-e-s en CHSCT étaient également présent-e-s, ce qui a contribué à enrichir les débats.
Ces journées ont sans doute donné des idées à nombre de participant-e-s qui sont retourné-e-s auprès de leurs équipes militantes armé-e-s de nouvelles perspectives d’action syndicale. Vous pouvez avoir un aperçu de ses journées grâce aux vidéos réalisées dans le cadre du groupe de travail "Et voilà le travail !" de SUD éducation :

http://www.sudeducation.org/Videos-des-journees-federales-Et.html

Pour les organisations syndicales FNEC FP-FO, SPS-FO, CGT-Educ’action, CGT services publics, SUD-éducation, SUD Collectivités Territoriales et FAEN réunies le 26 mai 2014, le décret « d’assouplissement » de la réforme des rythmes scolaires loin de répondre à la demande des personnels aggrave les inégalités territoriales en laissant chaque commune organiser le temps scolaire sans cadrage national. Pour les temps périscolaires, à la charge des communes, l’assouplissement des taux d’accueil se fera au détriment de la sécurité des enfants et des conditions de travail des agents.

De plus, la mise en concurrence de l’école publique avec l’école privée, qui n’est pas tenue de mettre en oeuvre la réforme, sera accentuée.

Le décret du 8 mai 2014 ne règle aucun des problèmes soulevés tant par les enseignants que par les agents territoriaux depuis 18 mois. C’est pourquoi la FSU, FO, la CGT et SUD ont voté contre au Comité Technique Ministériel et au CSE du 5 mai (SE-UNSA et CFDT se sont abstenus).

Les raisons de la mobilisation massive des personnels de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales depuis le début de l’année 2013, contre la réforme des rythmes scolaires demeurent. Les initiatives pour demander la suspension, l’abrogation ou le retrait du décret du 24 janvier 2013 se poursuivent.

Lire la suite : Rythmes scolaires, le dossier n’est pas clos (déclaration intersyndicale)

V. Peillon a décidé de nous faire « récupérer », le mercredi 13 novembre et le mercredi 11 juin, la journée de pré-rentrée du lundi 2 septembre, que nous avons pourtant déjà travaillée… Il faut s’opposer à cette logique du travailler plus (et gagner pareil). La fédération SUD éducation appelle à refuser de travailler deux fois une journée, qui plus est sans être payé. Un préavis de grève national couvre l’ensemble des personnels du 1er et du 2nd degrés. Nous appelons les personnels à faire grève le 11 juin ou à boycotter ce travail gratuit par tous les moyens proposés localement par les organisations syndicales.

Le 11 juin comme le 13 novembre, au prétexte que les élèves devraient bénéficier de 36 semaines d’enseignement, le ministère veut nous faire   « rattraper » le lundi 2 septembre, jour de pré-rentrée des enseignant-e-s (même s’il y a eu beaucoup de confusion : voir l’encart de clarification).
Pourtant, affirmer dans la loi que les élèves ont 36 semaines de cours n’implique nullement qu’elles doivent toutes être complètes. Et pour cause, elles ne le sont de toute façon pas ! Il est aberrant de demander aux personnels de rattraper cette journée de prérentrée en invoquant un nombre précis de jours d’école pour les élèves alors même que le zo-nage des vacances provoque, de fait, un nombre de journées scolarisées qui n’est pas le même sur l’ensemble du territoire (certains jours fériés tombant dans ou hors des vacances selon les cas).
L’incompréhension et une légitime exaspération s’installent chez les personnels que le ministère veut obliger à travailler un jour de plus pour récupérer une journée déjà travaillée. Nous demandons donc au Ministre de revenir sur cette journée présentée comme du rattrapage.

Lire la suite : 11 juin, « récupération » du 2 septembre - Refusons le travail gratuit !

SUD éducation soutient l’appel unitaire à la manifestation antifasciste du samedi 7 juin à Paris (départ 14h, Bastille) ainsi que l’appel intersyndical à des initiatives et rassemblements antifascistes le même jour dans tout l’hexagone.

Un an après la mort de Clément, assassiné par des fascistes : plus que jamais, combattons l’extrême droite !

Le 5 juin 2013, Clément était tué par des militants d’extrême droite.

Son cas devenu emblématique n’est pourtant pas isolé. Nombreuses sont celles et ceux qui doivent affronter les oppressions.

Elles prennent des formes multiples (violences policières, expulsions, stigmatisations, islamophobie, lois racistes, remise en cause du droit à l’IVG…). Les récents scores électoraux du Front National ne sont pas là pour nous rassurer.
C’est pour cela que nous croyons que la mémoire de Clément n’appartient à personne, mais vit dans le combat de toutes celles et ceux qui s’opposent, à hauteur de leurs moyens, à ces oppressions.

Nous appelons donc à continuer la lutte, en mémoire de Clément et pour toutes les victimes du fascisme, des racismes, du sexisme, de l’homophobie, en participant à la manifestation qui se tiendra un an après sa mort le 7 juin 2014.

Rendez-vous le Samedi 7 juin 2014, Place de la Bastille, 14h à Paris

Tribune du Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies [1] en milieu scolaire réaffirme, à l’occasion de son dixième anniversaire, l’urgence et la nécessité de lutter contre toutes les discriminations à l’école. En tant que jeunes, parents et professionnel-les de l’éducation, nous nous plaçons bien dans une logique de protection et d’épanouissement de tous les enfants, alors que d’autres aimeraient les emprisonner dans leur vision étriquée du monde.

L’école doit œuvrer à la déconstruction des stéréotypes de genre. Pourquoi ? Parce qu’ils enferment les hommes et les femmes, les filles et les garçons dans certains rôles et comportements sexués, qui ont des conséquences en terme d’inégalités, de discriminations et de violences. Les salaires inférieurs des femmes, les violences conjugales et les prises de risques « viriles » des jeunes hommes sur la route n’en sont que des exemples parmi tant d’autres. La complémentarité des sexes n’est qu’un mythe, qui réserve la sphère publique aux hommes et la sphère familiale et domestique aux femmes, et qui vise à maintenir l’ordre social en le faisant passer pour « naturel ». Chaque fille, chaque garçon est un être unique, et il n’existe pas de particularités de goût, de caractère ou d’aptitude qui serait partagé par toutes les filles ou par tous les garçons. Les résultats des neuro-sciences montrent que les différences de cerveaux sont individuelles, il est faux de parler de cerveau féminin ou masculin. Le cerveau humain est programmé principalement pour une chose : apprendre. Tout dépend ensuite de ce qu’on lui donne à apprendre.

Lire la suite : Oui, l’École doit s’engager contre l’homophobie et contre la transphobie !

Les AVS (Assistant de Vie Scolaire), qui accompagnent les élèves en situation de handicap, deviennent des AESH (Accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap) : D’un contrat précaire à l’autre à temps partiel, la pauvreté est pérennisée dans l’Éducation Nationale... Précarité et flexibilité ont de beaux jours devant eux !...

Le projet de décret qui sera présenté au comité technique ministériel du 13 mai prochain prévoit que les AVS seront remplacé-e-s par des Accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap (AESH). Censé être une nouvelle étape du processus de professionnalisation des AVS initié en 2013, ce décret prévoit que les AVS sous contrat d’AED (assistant-e-s d’éducation) ayant totalisé 6 années dans la fonction d’accompagnement des élèves en situation de handicap seront éligibles à un CDI. Ces CDI seront conclus par le Recteur de l’académie pour une durée de travail d’au minimum 24h hebdomadaires annualisées sur une période allant de 39 à 45 semaines.
Pour SUD Éducation plusieurs points du décret sont inacceptables :

Lire la suite : AESH : le sigle change, la précarité reste !

Benoît Hamon, fraichement nommé ministre de l’Éducation de Manuel Valls, vient de préci-ser le vendredi 25 avril ses projets sur les rythmes scolaires dans le premier degré.
Après une période de grand flou, où il était question « d’assouplissement », puis « d’expérimentation », puis de « nouveau cadre réglementaire », puis « de ne rien s’interdire », etc., les choses sont désormais aussi claires qu’elles peuvent l’être dans le cadre du bricolage constant du ministère sur cette question : il s’agit de conserver le cadre de la réforme Peillon et de répondre uniquement à une partie des difficultés des mairies - les seules dont les demandes ont été prises en compte.

Les deux seules nouveautés des annonces de B. Hamon sont deux expérimentations :
1. « il sera possible d’alléger les semaines [de 24 heures de classe] en raccourcissant les vacances scolaires. »
2. il sera possible d’organiser les heures de classe sur 8 demi-journées par semaine (dont 5 matinées obligatoirement) au lieu de 9 car « il sera désormais possible de regrouper les activités périscolaires sur un après-midi par semaine, ce qui permettra aux maires, notamment en milieu rural, de faciliter l’organisation des activités périscolaires et de faire des économies d’échelle » selon les mots mêmes du ministre. Cela ne répond en rien à l’essentiel des problèmes de cette réforme.

Rien sur les difficultés pour les enfants et les familles, rien sur les inégalités engendrées, rien sur la territorialisation, rien sur les revendications des personnels en termes de réduction du temps de travail, de hausse des rémunérations, d’amélioration des conditions de travail. Et pour les élèves, Hamon réintroduit la possibilité des journées de 6 heures de classe alors que leur suppression était le motif annoncé de la réforme !

Nous ne pourrons compter que sur nos mobilisations pour imposer l’abrogation de cette réforme, la suspension de sa mise en œuvre et une tout autre réforme pour l’école, ses élèves et ses personnels. C’est le sens de la campagne que la fédération SUD éducation a relancé sur le thème : « Rythmes scolaires, on ne lâche pas l’affaire !

Sortie d'un 4-pages sur l'éducation prioritaire à lire et diffuser largement.

Depuis la rentrée 2013, le Ministère de l’Éducation Nationale a lancé ce qui devait être le « grand chantier de l’éducation prioritaire » avec pseudo-concertations et assises. Les 14 mesures clés annoncées jeudi 16 janvier 2014 sont bien loin des promesses d’amélioration des conditions d’enseignement des élèves et de travail des enseignant-e-s !

Aucun plan d’envergure pour l’éducation prioritaire mais plutôt une continuité des ECLAIR et de l’école du socle. Dans un contexte d’austérité budgétaire et alors que l’education prioritaire a avant tout besoin de moyens supplémentaires le gouvernement ne propose que des miettes.

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Lire la suite : Education prioritaire : une nouvelle contre-réforme !

Le gouvernement Valls prouve une fois de plus que notre lutte est légitime. En pj, découvrez en détails ce que nous coûtent les Marchés et leurs "obligés" : le coût humain, le coût écologique, le coût financier et le coût social.
N'oublions pas que nous proposons une alternative: à lire et à diffuser une liste non exhaustive de toutes les mesures pour une société respectant l'Homme. L'économie doit être au service de l'humain.

Retrouvez le 4 pages édité par notre union syndicale Solidaires en pièce jointe.

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